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On cherche...

Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 00:53

Les gens sont cons, parfois. Souvent même, mais en général, on n'y apporte aucune importance. Sauf qu'il arrive que ça nous touche.


Parce qu'ils mettent à jour quelque chose en le faisant passer pour une connerie.

Parce que ça nous fait du mal, que ça entache quelque chose de "beau".

 

Il y a un peu plus d'une semaine, j'ai été conviée à l'anniversaire d'un "petit cousin". De cette partie de la famille que je vois trop peu et dont certains me manquent. Sur FB, j'apprends à en connaître d'autres, et ils commencent à me manquer aussi. C'est plus fort que moi. Ca ne peut pas venir de ma mère, qui elle, a toujours eu du mal à se sentir proche d'eux, de part le fait d'être la cadette de toute la famille, d'avoir grandi parmi ses frères et soeur en ayant le même âge... que leurs enfants (elle a passé son enfance avec pour personne plus proche... Une nièce. Elles avaient le même âge, mais elle était "sa tante" =)).

 

Résultat, ma mère est très peu "famille" en mode large. Oh, elle l'est en famille proche, nous 4. Mais le reste, ses frères/soeurs, leurs enfants... elle a beaucou plus de mal. Si ce n'est pas un problème physique comme pour le mariage de ma cousine il y a 2 ans, c'est vraiment, financiers, ou juste l'envie qu'elle n'a pas, au final. S'ils disparaissaient, ça lui ferait beaucoup de peine, mais quelque part, psychologiquement, elle n'arrive pas à aller vers eux.

 

Je ne suis pas ainsi. Je suis aussi psychosée, mais différemment. J'ai une tante qui vivait à 6 maisons de chez moi, que j'ai peu vue. Ses enfants, dont un de ses fils, né 29 jours après moi, je les vois également peu. Mon cousin, je l'ai vu une partie de mon adolescence, mais j'ai fini par me mettre en reclue chez moi et on s'est distancés. Quant à son frère ainé ou sa p'tite soeur, on n'a jamais vraiment été proches.

 

Ce qui est bizarre, voire inexplicable pour beaucoup, c'est que je me sente proche d'un autre de mes cousins. Le genre de cousin que l'on a vu 3 fois dans sa vie... Je l'ai vu petite mais n'en garde pas souvenir... A l'invitation au mariage de ma cousine (qui vivait non loin), tout ce que j'avais en tête, c'est que j'allais pouvoir le revoir.

A l'invitation de l'anniversaire de mon p'tit cousin il y a une semaine, je savais que je reverrais ce cousin. C'est plus fort que moi, j'ai toujours la même réaction quand je sais que je serais au même endroit que lui. Je suis contente. Je suis gaie.

 

Bon. A ces mêmes soirées (mariage de ma cousine, anniv du p'tit cousin), j'ai bu. Plus au mariage, parce que je venais de me prendre la tête avec un ex et que j'ai eu l'alcool mauvais... Mais bon, je bois, ce n'est pas un secret. A l'anniversaire, j'y ai été dans l'optique de "je bois peu", et j'ai moins bu. J'avais juste pas tenu compte du fait d'avoir dormi 1h30 avant d'y aller, de ne pas avoir réussi à dormir dans la voiture et bref... Moins boire, l'estomac vide et sans avoir dormi, c'est pareil que boire beaucoup. Et j'ai eu l'alcool triste. Les 2 soirées s'étaient terminées de la même façon, mon cousin et moi, en retrait, à discuter, moi en pleurs. Parce que quand je bois, je pleure, c'est comme ça. Enfin, c'est un peu plus compliqué.

- Je pleure quand je parle de moi

- Si je bois, je parle de moi

- Je parle de moi, je pleure

Le fait de boire me vire toutes les barrières, du coup, j'ouvre enfin ma bouche pour parler de moi. Si je ne bois pas, tout est contré, tout reste en moi. Au final, en temps normal, eh bien, je ne parle pas de moi, pire, je ne parle presque pas. Sauf pour alimenter la conversation et que l'interlocuteur continue à parler, de lui. Sinon, je n'émets plus aucun son. J'ignore de quand ça date, mais c'est ancré maintenant.

 

Donc, avec ce cousin, c'est plus fort que moi. C'est comme si, avec lui, les barrières ne servaient à rien. Comme si d'origine, il n'était même important/utile/autre de boire quelques verres. C'est un bon buveur, je ne suis pas en reste mais j'ai perdu l'habitude mais bref.

Donc, oui, on s'isole, oui on discute. Oui au bout d'un moment à trop parler de moi, j'en deviens inconsolable, en pleurs. Qu'est ce que j'y peux ? Ca me fait tellement de bien de parler à quelqu'un, de lui parler à lui, surtout.

 

Je ne saurais pas expliquer "pourquoi". Peut-être parce qu'il est retourné vivre avec sa mère, peut-être parce qu'il ferait tout pour elle. Peut-être parce qu'il n'a jamais fait sa vie, que par conséquent il me comprend.

 

C'est vraiment et le cousin que je vois le moins souvent, et celui dont je me sens le plus proche.

 

Et voilà. J'ai appris suite à l'anniversaire de mon p'tit cousin, que des gens qu'on ne connaissait pas, ont cru qu'on était ensemble, lui et moi. Certains ont demandé la confirmation "ils sont vraiment cousins ?". Quoi ? On a rien eu de déplacé, rien de tendancieux, rien de douteux. On discutait. J'ai pleuré, il m'a réconfortée. le père de mon p'tit cousin est venu lui aussi, a discuté, a fait pareil. Rien de louche pour lui ? Pas de sous-entendu glauque ?

 

Allez, je veux bien essayer de comprendre pourquoi les gens ont pu croire des choses, vu de très loin. Encore que, je me demande bien d'où on a pu pondre ce genre de conneries puisqu'en général, on squattait des endroits où on ne pouvait pas nous voir... Ma tante m'a reprochée d'avoir été dans un coin sombre avec lui... Mon dieu ? Ce "coin sombre" où il faut croire qu'elle ou quelqu'un nous a vu... Juste après le mur, y'avait plein de gens ! De jeunes ! Entrain de fumer du shit, à l'abris des regards de la famille... Ah oui eux on ne les a pas vu, bien parce qu'on était devant, limite en éclaireurs.

 

Sérieusement. Des gens ont cru qu'il y avait quelque chose de louche entre mon cousin germain et moi. Ma tante est venue deux jours plus tard me dire que j'avais un comportement limite et que c'était mon cousin. J'ai beau me passer et repasser la soirée, je ne vois pas en quoi j'ai eu un "comportement" ?! Je pleure, il me réconforte, c'est douteux ?

 

Je crois que je préfère nettement me demander pourquoi ma tante, en voyant ce pseudo "comportement", n'est pas elle venue me demander ce que j'avais, ce qui se passait, pourquoi j'en était à ce niveau. Ca, je trouve ça grave, "douteux".

Effectivement, je trouve ça "douteux" qu'un cousin que je vois si peu accord tellement d'importance à mon bien-être, se doute qu'au cours de la soirée, cette "moi" qu'il a déjà vue ressortira et reste toujours dans les parages pour récupérer les morceaux et les recoller mais pourquoi ça ne serait pas ma tante qui m'a vue grandir qui viendrait à mon secours ?

 

Alors oui, je ne suis pas complètement stupide. Oui je sais que mon cousin a le "format" du type d'homme qui me plait en général. Mais c'est mon cousin GERMAIN, j'ai une éducation, aucune limite n'a jamais été franchie et je ne ressens rien de "bizarre" qui ne collerait pas à l'état de famille qu'on est supposé tous être. Pour lui c'est exactement la même chose, pour lui je suis une petite cousine de 28 ans mal dans sa peau, qui ne sait pas où elle en est et qui cache plutôt bien l'état psychologique réel où elle en est. Il n'est pas con, il sait, lui, à quel point je me sens mal à l'intérieur. Lui, il voit. Pourquoi serait-il le seul ? Moi ça m'alarme. Que mes proches proches, ceux qui vivent avec moi, mon père ma mère et mon frère, en soient aveugles, c'est normal. Mais les autres, qui me voient peu, devraient, eux, "mieux voir". Pourquoi est-ce un cousin qui ne m'a presque jamais vue qui "voit".

 

Alors ouais, je veux bien, des inconnus complets ont sans doute mal interprêter le fait qu'avec lui, je me sente tellement en confiance que je puisse "parler", parce qu'il a quelque part, quelque chose qui me fait penser à mon Ex par Excellence. C'est un Nounours, le grand format, le plus gentil format. J'ai une chance inouïe d'en avoir un comme ça dans MA famile, du type à qui je peux me confier et qui ne me fera jamais de mal, qui ne fera pas de choix qui me briseront, qui ne partira pas de ma vie du jour au lendemain. J'ai quelqu'un qui fait attention à moi, qui me protège du reste de ma famille, avec qui je peux parler de tout ce que je veux sans jamais être jugée. Ce qui est très loin d'être le cas avec ma tante. Et alors ? Je dois me retenir ? Ne pas profiter de sa présence, de son écoute, les rares fois où on se voit et que ce n'est pas un enterrement ? Merde alors.

 

Pour sûr, oui. J'ai beau l'adorer, si j'avais effectivement un compagnon dans ma vie pour partager toute cette noirceur, ça serait dans les conversations avec ce compagnon. J'ai personne, je dois tout garder pour moi ?

 

Sérieusement.

Des gens ont cru qu'il se passait quelque chose. Damn. Faut arrêter la télévision.

 

Je sais qu'en début de soirée, on a du mal à se parler, on n'a pas grand chose à se dire en fait. Enfin, on a les barrières de l'éducation qui font qu'on ne dérange pas quelqu'un avec nos problèmes. On boit un peu, et ensuite, on discute entre nous. Sûr que j'aimerais ne pas boire mais quand il est là, je sais que je peux enfin purger un peu tout ce que j'ai en tête. Je n'ai pas à en avoir honte. Pour moi ça n'a jamais été ambigüe mais c'est super dérangeant ce genre de commérages à la con. Maintenant, je sais que la prochaine fois, même dire bonjour, je me demanderais "qui nous regarde ? Qui va penser des trucs à la con ?".

 

Je n'ai rien demandé. Lui non plus. On ne s'est pas beaucoup vus, on est proche. Et après ? >.>


Par Ayanah - Publié dans : En vrac
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 07:12

Il est assez rare que je me souvienne des rêves que je fais lorsque je dors. Plus jeune, c'était souvent un problème dans le sens où j'aime rêver, même si ça veut dire que je serais fatiguée le lendemain. Ou que la plupart du temps, les rêves sont tellement bizarres que ça me marque pendant des années (comme les rêves récurrents où en général, on essaye de m'attaquer). Pour rêver, "dans le temps", j'avais une astuce. En commençant à prendre des somnifères, je rêvais, c'était une semaine plaisante. Ensuite, ça s'estompait et j'oubliais à nouveau. J'arrêtais la prise, les rêves revenaient... Et repartaient. Bon, la prise de somnifères, c'était déconseillé vu que j'étais et suis trop "jeune". Mais quel pied que de se mettre dans le lit et de partir dans le sommeil quelques minutes plus tard. En rêvant.

 

Hier, j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir, 3 heures à stresser dans mon lit, déterminée à dormir sans que ça ne vienne. J'ai dormi très peu, 4 ou 5h, très mal. Je me suis souvenue quelques heures de façon très nette de la teneur du rêve, encore une fois, il faut croire que je n'ai pas résolu ce problème où on essaye de m'attaquer. J'étais avec quelqu'un, un gars, dont je n'ai pas mémoire de son visage après coup. Mais après les luttes dans le rêve, on m'a extirpée de mon sommeil l'après-midi et j'ai eu pendant des heures le sentiment très désagréable de l'avoir abandonné alors qu'il avait tout fait pour me protéger.

 

Résultat, j'ai passé une mauvaise journée parce que ça m'est resté en tête. Pendant au moins 2h, je n'avais qu'une idée : retourner me coucher pour y retourner. Et ce sentiment d'avoir abandonné quelqu'un, désagréable au possible.

Je le note ici, parce qu'il y aura  sans doute une suite, un jour.

Un peu comme les rêves du "chinois", étalé sur des mois voire des années.

 

Dommage que je manque d'éléments pour tenter de me faire une interprétation personnelle du rêve =) J'aimais bien faire ça plus jeune.

Par Ayanah - Publié dans : En vrac
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 23:34
Je m'excuse pour ceux qui arriveront ici par une recherche qui sera fausse, mais c'est le seul titre qui me vienne en tête alors...

Le moral. Ce petit truc invisible qu'on a tous dans la tête, ou pas. Qui est là un jour, qui est aux abonnés absents le lendemain... Des fois les jours suivants. Ou les semaines, les mois, voire les années, c'est selon les gens.

En fait, s'il était juste possible pour moi d'analyser la situation à la maison de façon objective, et par cela, j'entends "nous", les gens qui y vivont... Si je ne connaissais rien de la dépression, j'aurais tendance à dire "Hmmm... C'est une maladie contagieuse, attention !".
Enfin, quelque part, ça a une forme de contagion. Puisque l'apparence du dépressif qui ne prend plus soin de lui ne le fait pas se sentir mieux, loin de là, et a donc sur le visage l'air même d'une tristesse profonde et latente. Ca touche la personne en face, qui, si elle est dans le même cas, se verra vite chatouillée/agacée/énervée par des choses d'une futilité affolante. S'ensuit alors une série de journées où personne ne se parle (il faut éviter, la Parole devient de l'huile en continu sur un feu de plus en plus vivant alors même que personne n'y remet du bois) et où, donc, l'état général continue de chuter.

On en arrive maintenant à ne plus avoir de café, la dernière bouteille de boisson est entamée (du coca, je précise, notre dernier luxe qui était de pouvoir boire un apéro par jour étant terminé déjà). Niveau viande, on se limite, donc on se contente généralement de jambon (cuit, cru, haché, dans une tarte) ou de steak haché (nature, épicé, sauce moutarde). Tout ce qui sert à faire des gâteaux est épuisé également (farine, lait, oeuf). Les légumes sont réduits aux pâtes.


Les rancoeurs s'accumulent. Ma mère ne digère pas qu'il y a 2 ans, mon père aurait pu nous faire rentrer dans son usine (nous étions toutes deux au chômage). Entre autre chose qui ne passe pas en ce moment, elle a une longue liste, c'est compréhensible. J'y suis plusieurs fois dessus aussi.

Personnellement, je reste dubitative sur le fait qu'avant, mon père avait son salaire, ma grand-mère (qui vivait chez nous) donnait sa retraite pour les courses et autres, il avait accès à ma carte de retrait (où tombait mon chômage). Et on ne s'en sortait pas du tout. Puis est arrivé la fin de mes droits Assedic, donc on a perdu une "rente" (mdr, si on peut appeler ça une "rente", j'me sentais pas vraiment rentière au sens entier du terme :')). Il ne restait plus que son salaire et la retraite de ma grand-mère. Et on ne s'en sortait pas, mais c'était pas forcément pire.
Puis ma grand-mère est partie, et il ne restait plus que le salaire de mon père. Là, ça a fait bobo quand même, de façon générale. Mais ça a tenu plus d'un an. Alors quoi ? Comment il fait ? On a beau être dans une merde incroyable (on risque de perdre la maison) comment est-ce qu'il fait pour réussir à faire avec un salaire là où par le passé, c'était impossible avec quasiment 3 ? Ca me dépasse.

Oui, en ce moment, on est dans une phase où la communication est devenu l'ennemi numéro 1, celui à tuer à vue. Personne ne parle parce que sinon ça peut tourner au vinaigre, tout le monde s'agace que personne ne parle mis à part la télévision qui passe son temps à beugler des conneries, et les fois où quelqu'un (comprendre : ma mère) parle, c'est essentiellement dans un but de reproches. Mon père ne passant ses journées qu'à zapper (3 secondes maximum par chaîne sauf si c'est les publicités ou un générique de fin de film... Là il regarde) alors que ma mère fait la bouffe, le bois, s'occupe du feu. En même temps, quand il fait quelque chose, ça déborde tellement de bonne humeur que c'est peut-être pas plus mal son mode vautré.


Et c'est tellement facile de berner le monde et de faire paraître que tout va pour le mieux. Si c'était pas si triste, ça en serait presque marrant. Ma mère ne supportant pas que je parle de nos problèmes sur Internet aux gens avec qui je chatte, tout va toujours bien, au pire "ça va ça va" et au fond du gouffre un petit "ça fait aller".


Ma mère pense souvent à "ma vie". Au fait que je sois encore célibataire, que j'ai pas de boulot donc que je cotise pas pour ma supposée retraite plus tard (m'en fous, je prendrais un truc via ma banque ou mon assurance, ou j'en ferais plusieurs, je verrais, au pire si j'arrive jusqu'à l'âge de la retraite, j'me foutrais en l'air. On verra si j'y vais, vu comme je fume, c'est pas dit...). Bref, ma mère médite souvent sur cette vie que je laisse passer. Chacun sa méditation. Je sais qu'elle déteste ça, pour le peu d'ébauche que j'ai pu lui en faire (pas trop, sinon elle va se torturer l'esprit), mais je pense aussi. A ce que serait leur vie à mes parents si je n'étais pas là. Si j'avais "cette vie" qui passe, le copain, le boulot (bon ça, j'en ai besoin là de suite), les enfants, l'appart... Bref, si je n'étais plus ici.

J'ai prouvé un peu plus haut que peu importe la "taille" des finances en mode "crédit", mon père tombe toujours sur le solde négatif. Mon frère est doté de deux sourdes oreilles, il se contrefout complètement de ce qui se passe ici (mais ça ne l'empêche pas de venir vérifier si le frigo est rempli ou non et d'hasarder, malgré le desert réfrigéré, si lui et sa demoiselle peuvent venir manger... parce qu'ils ont pas fait les courses. Ou parce qu'ils n'avaient plus de sous après avoir acheté un ordinateur portable). Ca lui passe au dessus de savoir qu'on nous a coupé le courant, que notre père a signé des chèques en blanc. Il ne se pose pas la question de savoir comment va se passer le mois prochain. Rien ne l'intéresse.
Si j'avais "ma vie", que deviendraient mes parents ? Si j'étais comme mon frère ? Ou si j'avais tellement de problèmes dans mon coin que voilà, pas le temps de faire autre chose (mon frère touchant entre 3 à 5000€, il a un montant plutôt convenable pour pouvoir "avoir des problèmes" et pourtant, réussir à penser aux autres. Enfin, s'il le voulait).
Certains appliquent trop le "chacun sa merde". Quand ça tombe dans la même famille, ça en devient affolant. Mes parents se sont foutus dans la merde à cause de lui par le passé, mais c'est comme oublié, évaporé. Sans doute qu'il y a prescription familiale ?...
Mes parents ont décidé de ne plus rien lui demander, enfin c'est pas comme si par le passé, ils lui demandaient beaucoup. Les rares fois où mon père a osé, il a eu plus de refus que d'aide, mais lors des refus, il n'était pas rare de voir peu de temps après des pièces de voitures complètement inutiles mais tellement tuning arriver. Ah, voilà donc pourquoi il a pas pu aider à acheter des steacks hachés.

J'ai un peu de mal à voir à quel moment j'ai pu devenir aigrie. Je me sens aigrie. Et déprimée à un autre stade. A un stade plus éloigné que le stade d'après la déprime. Dans le temps, les déprimes me faisaient pleurer, c'était presque "sur commande", je me sentais soulagée ensuite, j'allais mieux. Mais le système à eau semble endommagé, c'est sec.

Je dois arrêter de fumer mais j'en trouve pas la force (enfin, c'est pas comme si on avait des sous pour en racheter). Je suis passée en mode "fumer tue", dans la course vitesse. Je fume, ça ne m'apporte plus rien, plus aucun "plaisir", plus de soulagement. Même si je n'en ai pas pendant des heures,  quand enfin j'en ai une, pas de plaisir. Rien, sinon l'envie incontrôlable sitôt éteinte, d'en rallumer une. Bien sûr, je suis très loin d'avoir les moyens de fumer 2 paquets par jour, et pourtant, ma façon de fumer a changé. Résultat, je sens que c'est nocif. Qui sait, ce que je sens, c'est ptet mon corps qui me dit que c'est déjà trop tard, qu'est ce que j'en sais. Tiens, j'en aurais presque une très lointaine envie de pleurer. Enfin, on en revient toujours au sentiment que j'ai toujours eu en imaginant ma disparition (plusieurs mauvaises époques) et où au final, je n'ai jamais rien pu tenter et j'étais honteuse d'y penser, simplement par rapport à la dévastation familiale que ça pourrait causer. Ici chez moi, là-bas plus loin. Mais le suicide à la cigarette, ça ne résonne pas comme un "suicide".

Faut vraiment que j'arrête de fumer.
Par Ayanah - Publié dans : Au présent
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 11:33
Je n'ai pas encore trouvé de titre à ce que je vais écrire. C'est rare, de mémoire j'ai toujours écrit mes articles avec le titre en premier lieu.

J'ai voulu faire une sieste avant, je dors excessivement mal ces derniers temps. Pourtant je me couche tôt, 20h max... Mais je me lève tôt, 2h max Et si j'essaye de faire une sieste dans la journée, le simple fait de m'allonger me remplit d'une colère assez impressionnante. Résultat, plus moyen de dormir, je me relève, exténuée. Un proverbe à la gomme dit que quand on est fatigué, on dort. Il m'a toujours fait rire, depuis petite, et quelque part a été la cause de plusieurs insomnies... A me coucher en me disant ça et donc, à supposer que puisque je ne m'endormais pas, je n'étais pas fatiguée.

Pourtant, je suis épuisée. Il faut croire que le moral et le physique sont tellement dissociés que les 2 fatigues ne s'additionnent pas.

Il y a une phase "intéressante" quand j'essaye de m'endormir, celle où toutes mes pensées s'embrouillent, pointant des erreurs, fautes, regrets, et autres choses complètement inutiles, surtout si on cherche le calme et la tranquilité d'esprit pour... Ma foi, s'endormir. Je n'ai plus l'impression de contrôler ce que je pense, ça part dasn tous les sens, ça m'agace profondément. Je finis donc par me relever, furieuse, contre moi-même de surcroît. Pas étonnant qu'en moins de 2, j'étais plutôt accro aux somnifères de ma grand-mère. Prendre un cachet, attendre 20 minutes, se sentir doucement bien (voir des trucs bizarres, pour le premier cachet, avant son générique...), s'allonger, dormir et rêver. Car oui, les premiers soirs sous somnifères, je rêve (sous-entendu : je m'en rappelle le lendemain). Ces jours-là sont plus paisibles que d'autres, mais l'effet ne dure pas, ensuite je ne me rappelle plus avoir rêvé. Tiens, c'est assez marrant au final, je n'ai pas de rêve... Ni réveillée, ni endormie.

Au final, avec ces phases furieuses, je me rends compte que je n'ai pas conscience à 100% que ma vie passe. Que j'ai 28 ans, bientôt 29, que je n'ai rien dans ma vie, et surtout, que ce n'est pas près de changer. J'ai de brèves moments où quand j'y pense, je ressens que je comprends, mais ça passe et c'est comme si j'oubliais. Comme si au final, c'était juste inconcevable que j'ai cet âge, que je n'ai rien, et que rien ne m'ait vraiment gâtée jusqu'alors, sinon ma famille qui est l'unique chance que j'ai eu de ma vie.

Un proverbe dit que notre vie est ce que l'on en fait. Sous-entendu qu'il ne faut blâmer personne d'autre que soi pour ce que l'on a au final. Alors quelque part, oui, c'est sans doute vrai. Mais avec quelle force je peux en même temps blâmer ces suites d'événements, que ce soit mon conseiller d'orientation, mon orthodentiste, ma conseillère de mission locale, certains de mes profs au lycée, une société dans le Nord de la France qui m'a exploitée avec une carotte au bout d'une ficelle, blâmer des gens qui se sont prétendus des amis et qui ont pressés l'orange familiale jusqu'au dernier soupçon de jus, blâmer également un connard qui m'a arnaqué de plus de 1800€, ma voiture qui était bonne à vendre pour pièces/en l'état 1 an avant la fin du crédit, blâmer la délocalisation qui m'a volé le seul emploi que j'ai vraiment aimé... Toutes ces choses qu'on fait sans savoir que ça va mal tourner, mal finir, que c'est mauvais, ces choses qu'on écoute nous dire et qui laissent une trace dans l'esprit, qui rabaissent et qui nous maintiennent face contre sol.

J'ai toujours eu et ai toujours conscience que des gens, quelque part, connaissent pire, vivent pire, ont vécu ou vivront pire... Mais l'accumulation ça commence à faire beaucoup pour juste une famille. On nous a coupé le courant récemment, mon père a dû signer des chèques sans provision au gars, qui les lui a demandé, pour qu'on nous rétablisse du jus... ce qui veut dire que le mois prochain, on va se refaire couper, ce coup-ci sans aucune possibilité de le récupérer. On n'est donc pas si loin de perdre notre maison et donc de vivre d'autres formes de drames. Et ces interims qui répondent avec un ton suffisant qu'ils rappeleront quand ils auront quelque chose, qui ces personnes juste trop conscientes de la chance qu'elles ont d'avoir elles un emploi.

En avoir marre n'est pas une bonne tournure de phrase. Les limites sont repoussées, l'expression est trop faible. J'ai trouvé mon titre "Fatiguée" mais ça sonne trop dépressif, pas que je ne sois pas dans cette phase mais... C'est juste le brouillard dans ma tête. Pas mal de temps qu'on cherche comment s'en sortir, on n'a plus grand chose à vendre sur ebay et à moins d'y faire la mendicité je pense que j'ai fait le tour de ce que ce site pouvait m'apporter comme "aide". Il reste le loto... Mdr. Genre.

C'est fatiguant.
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Par Ayanah - Publié dans : En vrac
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