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On cherche...

Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 20:54

Je vais parler de futur (puis c'est rare ça), après ces quelques notes tournées vers le passé (en fait je fais un blog archéologique de ma vie je crois, ils ont tous été ainsi quand j'y repense).
Oui pour une fois, je vais fixer un mois "à venir" *séquence émotion puisque c'est rare*.
Août.
Ma cousine se marie en août de cette année.
Magnifique me direz-vous, tous les voeux de bonheur, longue vie au couple et tout et tout. D'ailleurs, honnêtement, je leur souhaite, je l'espère pour eux.
Ma cousine a 21 ans, déjà pour penser "mariage", on peut trouver ça un peu jeune. Mais après tout, quand on est sûr que c'est le bon... (comment ça je n'ai pas l'air convaincue ?). Elle n'a pour le moment jamais été très stable et aime à passer d'un à un autre sitôt obtenu le premier. Elle est toujours la première pour s'amuser -et disons le, pour faire des bêtises-, il est très pince-sans-rire (affreusement pince-sans-rire à dire vrai).

Ils se sont fiancés après 2 mois ensemble (donc de connaissance limite, ma cousine ne met pas 3 mois d'amitié avant de sortir avec quelqu'un). Déjà 2 mois puis fiançailles, 2 mois à 21 ans. Ca peut paraître encore plus... Risqué. Mais s'ils sont sûrs que...
Là où déjà ça prête un peu à sourire (et pas de joie), c'est quand elle en parle, de ce dont ils ont discuté, du pourquoi se marier. Ils sont engagés dans la gendarmerie tous deux. Et on touche des primes quand on se marie. Et une petite augmentation de salaire si ma mémoire est bonne de ce qu'elle a raconté (mais après, elle raconte aussi tellement de choses).
Ensuite, ils pensent s'engager pour partir 4 ans dans je ne sais plus trop quel coin du monde (Réunion ou quelque part par là-bas), pour les primes encore une fois.
Un jeune couple. Qui va se marier. Qui n'a à la bouche que prime et prime.
Bref, pour eux, ça risque de ne pas être rose l'avenir de la prochaine années.
Mais soit. Août.
Qui dit mariage, dit cérémonie. Je passe sur le faît que Madame voulait se marier à l'église. Ca m'a choquée, elle n'y a jamais mis les pieds. En réalité, et bien qu'athée, ça m'a énervée l'idée qu'elle veuille se marier à l'église (pourtant dieu sait (-ahah-) que cette dernière prône la tolérance). Je suis peut-être trop catégorique, quelqu'un qui n'a jamais fréquenté un minimum l'église n'a pas à s'y marier. On assume sa non-croyance. On n'est pas à la télévision...
Bon, de toute façon le curé a baragouiné des excuses pour refuser : elle n'est pas baptisée (on ne dira pas qu'il n'y a pas d'âge pour être baptisé et reconnu par "Dieu", que ça se fait en cérémonie rapide et que généralement, les baptêmes peuvent se faire juste avant la cérémonie de mariage...).
Qui dit mariage dit surtout "Débarquement Familial de près comme (surtout) de loin".
La famille du jeune homme, je n'en connais rien.
Le débarquement de mon côté de famille par contre. Ca devrait louer un bus, histoire de limiter les frais (ma mère a beaucoup de frères et sœurs, qui ont fait pas mal d’enfants, qui pour une bonne partie, ont déjà eu leurs descendants… ). C’est peut-être la seule vraie chose qui me réjouisse. Pouvoir les voir autour d’un événement heureux. D’habitude, c’est en cas d’enterrement…
Ensuite, il y a les invités même si avec juste les familles, ça fait déjà un bon lot de personnes. Les amis, les connaissances, les voisins, les squatteurs (ah non ?).
Dont beaucoup ne s’apprécient pas les uns avec les autres. Où flotte toujours entre les personnes une tension invisible mais qu’on ressent en frôlant l’espace vital.

D’ailleurs coté tension invisible, ça va être chargé d’ondes négatives.
- Ma tante, mère de la future mariée, va dire à son concubin (relation de 10 ans, beau-père de la future mariée) qu’elle vend la maison, qu’elle le quitte. Elle lui annonce ça en mai et espère qu’il s’en sera remis en août et qu’il ne fera pas d’esclandre. Elle espère mais ne le dit pas qu’il ne viendra pas. Elle ne peut pas le formuler à haute voix, ma cousine tient à sa présence. Après tout, il l’a élevée pendant 10 ans.
- Le père de la future mariée sera là. Ex mari de ma tante, qu’elle a quitté pour aller avec son concubin qu’elle va quitter. Le frère de la future mariée n’encadre plus du tout son père depuis de très longues années.
- Le père du futur marié vient avec sa compagne ; la mère du futur marié vient avec son compagnon. Ils ne se supportent plus. Le futur marié a également des soucis avec sa sœur.


Et parce que même si tout tourne autour des futurs mariés, il en faut aussi un peu pour les autres.
- Steph et Céline seront là avec leurs enfants. Steph, mon ex, que sa mère avait viré de chez elle sur un "c'est elle ou moi". Celui qu'on a hebergé un an et demi chez moi après que je l'ai quitté. Céline, sa copine, qu'on a hebergé 9 mois (faudra que je vérifie mes vieilles notes, je ne suis plus sûre du nombre de mois) parce que ses parents l'avaient mise à la porte "c'est ton copain ou nous".
Ceux à qui nous n'avons jamais rien demandé. Ceux nourris, logés, blanchis, torchés (ou presque). Qui n'ont jamais participé à rien (même pas une vaisselle dans le mois ou rentrer un peu de bois). Ceux qui n'ont jamais dit "merci".
Ceux qui préfèrent aller rendre visite à ma tante -qui n'a rien fait pour eux- 2 fois par semaine, mais qui ne s'arrêtent pas ici 5 minutes. Leur dernière fille va bientôt avoir 2 ans. On ne l'a jamais vue celle-ci. L'avant-dernière en a 4, la dernière fois qu'on l'a vue, elle était encore au couche et ne rampait même pas encore au sol (pour dire si c'était un bébé ). Pourtant, 2 fois par semaine, ils vont voire ma tante à 5 maisons.
Sous prétexte qu'on ne "passe jamais chez eux", ils (... plutôt elle) ne voient pas pourquoi ils devraient s'arrêter et nous rendre visite. Tant pis si ça doit priver ma grand-mère de voir des petiots, elle qui adore ça et qui adorait leur premier enfant.
C'est vrai, on devrait consommer de l'essence une fois par semaine, ou par mois, pour faire 40km. Pourquoi eux devraient-ils s'arrêter alors que c'est sur leur route, soit en arrivant au village, soit en partant. Suis-je donc bête.

Et donc, après plus de 2 ans de non-visite, on va les revoir. Je jure que si elle/ils joue(nt) l'ignorance la plus totale, je la coince entre 2 murs pour lui rappeler qu'on l'a hebergée, qu'on les a hebergé. Qu'au minimum, dire bonjour ça ne tue personne. Oui, elle serait capable de se contenter de faire un signe de main au loin et fini la corvée.
Oh et puis, ce jour-là, je serais impeccable. Juste pour raviver cette vieille flamme de haine qu'elle a toujours eu à mon égard. OMG comme si j'allais essayer de lui voler oO Encore plus maintenant qu'elle s'est fait faire (j'insiste "s'est fait faire" ) 3 gosses. Déjà je n'ai jamais voulu le récupérer, ensuite avec 3 enfants, encore moins mon genre (puis je ne voudrais pas d'un homme qui a déjà autant d'enfants, peu de chance qu'il en veuille encore d'autres x_ô').

Parce que mon oeil "on ne va jamais chez eux donc ils ne viennent plus". Ma tante tombe peut-être dans le panneau, mais on se connait depuis le lycée.

Vraiment, ce mariage... Comme j'ai hâte d'arriver à ce moment de... Réjouissance. Et surtout, à cette montagne de retrouvailles. Heureusement, il paraît que les mariages éclipsent tout tant c'est sentimental, beau et tout et tout...

Faudrait juste qu'elle soit un peu intelligente (...?). Vu l'état de notre Famille, son Histoire. Qu'elle évite les stocks de trop d'alcool. Ca serait le pompon.

Bon, je retrouve mon cousin Régis au mariage, et ça, c'est cool, c'est un gros nounours qui adore rigoler. J'ai mémoire que la dernière fois (à un moment fort peu heureux malheureusement), il avait su me faire oublier tout ce qui était négatif (ok, on avait entamé l'apéritif, ça aide un peu aussi, mais ça c'est nocif).

Par Ayanah - Publié dans : Histoires de...
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 16:04
Vieil écrit à un ami qui n'a pas eu de chance dans sa vie.
Depuis, j'ai su qu'il allait être libéré pour bonne conduite, qu'il a passé son diplôme "là où il était", qu'elle l'avait quitté (comme c'est bizarre...).
J'ai changé son prénom, parce que je parle de deux personnes différentes sur mon blog qui ont le même prénom, s't'un peu compliqué à gérer sinon...



Luc,

Voici une lettre que tu ne recevras jamais... Parce que je ne l'enverrais pas... Cela fait tellement d'années que je n'ai pas reçu de tes nouvelles et ne t'ai pas donné des miennes en retour. Je ne sais plus qui arrêté d'écrire à l'autre. Qu'importe, la faute n'est à personne, le lien est rompu, et il se devait de l'être un jour.

Seulement, il m'arrive souvent de me demander ce que tu deviens, où tu es incarcéré, si tout se passe bien. Ce que l'on voit à la télévision n'est peut-être "que de la télé" néanmoins... tout n'est pas fictif. Bien des détenus ont parlé et parlent encore de ce "milieu"... Et je n'ose t'imaginer dans cet enfer-là.

Peut-être tout aurait-il été plus simple si j'avais réussi à trouver le courage suffisant de t'affronter, en te rendant visite quand tu étais encore en garde à vue en attendant ton "jugement". Ca m'étonnerait que tu purges ta peine au même endroit. Tout aurait été plus simple, plus dur aussi, si j'avais pu t'avoir en face de moi, et lire dans tes yeux au moment où tu m'aurais dit "oui Nadia, j'ai été ce monstre, j'ai handicapé ma fille à vie". Parce que je continue de rester dans ma bulle... Je sais qui tu étais quand nous étions jeune, quel caractère tu avais, à être totalement mou au point de m'en énerver parce que je ne comprenais pas que tu puisses te laisser faire ainsi. J'étais là quand ta "femme" attendait votre fils, j'ai vu combien tu étais heureux et comme tu aurais donné ta vie pour ce petit bout de vous. Alors non, imaginer que tu aies pu faire ça à ta fille, impossible.

Je reste donc campée sur mes positions, peut-être bêtement. Non, tu n'as pas fait ça. Les témoignages de la famille vivant en dessous de votre appartement me confortant dans mon idée... Ce n'est pas toi, c'est elle. Toi, tellement accroché, tu es encore assez stupide pour prendre à sa place. Pendant ce temps, Elle, elle est avec votre fils, et il continue d'en souffrir. Je suis sûre qu'il a continué d'hurler tout ce qu'il pouvait quand elle le mettait dans ses bains trop chaud, qu'elle a continué de le pousser dans les escaliers quand il refusait de monter les dernières marches...
Je suis en droit de me demander pourquoi la police a soigneusement évité d'interroger les personnes qui étaient de ton côté. Cette famille du dessous, qui entendait tout ce qui se passait chez toi. Ils ont interrogé tout l'immeuble, sauf la seule famille dite "étrangère". Ils ne sont jamais venu me voir, tu sais... Alors qu'ils avaient mon adresse à chacune de mes lettres. Alors que la surveillante, Aurore, m'avait psychologiquement préparée au fait qu'il se pourrait très fortement que la police vienne au lycée me convoquer pour une discussion sur toi. Mais je les attend encore. Tout ça parce que tu as reconnu avoir laché ta fille dans le bac à jouets.

Tu ne peux pas imaginer combien tu me manques. Combien ça me fait mal de te savoir là-bas. Combien de lettres j'ai déjà écrit sans les envoyer. Par peur de n'avoir aucune réponse... Comment pourrais-je vivre ensuite, dans l'attente d'une réponse qui ne viendrait pas ? Parce que tu aurais été changé de prison, parce que tu ne voudrais pas répondre, ou simplement, parce que tu t'es peut-être déjà suicidé ? Cette idée m'a hantée les premiers mois. Tu n'as pas le caractère suffisamment fort pour survivre dans cet endroit. J'ai encore le dessin que j'avais fait quelques semaines après ton arrestation, griffonné au dos de ma copie de bac blanc d'éco/droit. Une cellule de prison, toute de grise, un semblant de "fenêtres" à barreaux, tellement en hauteur que tu ne peux pas voir le soleil ou le ciel. Et une corde, l'image de toi là-bas, te représentant comme je t'y vois. Mort, soit de chagrin d'avoir fait ça, mort de chagrin de devoir subir ça, par "amour" pour une conne.

Oui, moi aussi, je sais juger. Oui, je m'autorise à la juger. Tu te souviens ? Le jour où tu me disais m'avoir mentie. Ce jour où tu m'as dit "oui, je t'ai menti. Ma copine n'a pas 16 ans, elle en a 23... et c'est pas tout". Que je t'ai dit "Quoi ? elle est enceinte ?", et que tu m'a fait une tête décomposée, étonné que j'ai "deviné". Tu m'as demandé "t'en penses quoi ?" et je t'ai répondu la vérité comme je la voyais. Tu allais gâcher ta vie. J'étais heureuse pour toi, tu étais tellement comblé. Mais néanmoins, je trouvais que tu allais gâcher ta vie, ta jeunesse.
C'est peut-être moi qui ait arrêté de t'écrire, suite à ta "lettre" griffonnée sur le dos d'une carte de la prison, en lisant ces mots, si simple "tu avais raison". J'avais raison, mais j'aurais tellement voulu me tromper ! Si tu pouvais seulement savoir, comme j'aurais voulu avoir tort... J'aurais voulu que vous formiez une famille heureuse, comblée. Que tu puisses voir grandir tes enfants, qu'ils soient en parfaite santé. Que ta femme t'aime autant que tu l'aimes, qu'elle ait, elle aussi, cette volonté de se sacrifier pour toi comme toi, tu as su le faire pour elle.

Que tu l'aies fait ou non. Pour moi, le seul coupable dans cette histoire, c'est Elle. Elle, qui a 23 ans n'a pas su trouver mieux que se faire sauter (pardon, excuses-moi, tu l'aimes...) par un gamin (t'avais même pas 16 ans ! tu les avais simplement parce qu'elle était enceinte de plusieurs mois) et de tomber enceinte (oh, je suis sûre que c'était un puuuuur accident... Elle a dû dire : "oups chéri, j'ai oublié la pilule... ah t'as pas mis de préservatif ? ah c'est moi qui t'ai dit qu'on en avait pas besoin, je prends la pilule et on n'est pas malade"). Elle aurait dû te lâcher... Ne pas te dire qu'elle était enceinte, et te lâcher... Tu aurais été malheureux comme les pierres... Mais tu t'en serais remis... Tu n'aurais pas connu l'enfer que tu vis. Tu t'en serais remis plus vite que les 10 ans d'incarcération. Tu n'aurais pas autant gâché ta vie qu'elle ne l'est maintenant.

Oui, j'ai le ton méchant, mauvais. C'est la rancoeur qui veut ça. C'est de ne pas avoir su t'aider autant qu'il l'aurait fallu. Ne pas avoir su trouver les mots. T'avoir laissé t'éloigner quand tu as arrêté le lycée pour te consacrer à ta famille, quand tu es allé travailler et qu'on a arrêté de se voir.

Tu es en prison. Et je suis sûre que tu te raccroches encore à ce que tu m'as écrit... "elle m'a promis qu'elle serait là à ma sortie, avec nos enfants". Et je suis sûre qu'elle, elle a trouvé à se recaser.
C'est avec ce genre de promesses dites à la légère qu'on transforme les gens en psychopathes. Et des vrais, cette fois. Parce qu'en sortant, si cet espoir t'a fait tenir le coup durant 10 ans... Voir ça se briser en 1000 miettes, c'est perdre la raison. C'est... Ne plus rien avoir à perdre. Cette femme t'a tué, de l'intérieur. Elle t'a privé de ta vie. Elle aurait dû être poursuivie, comment une "pionne" de collège peut avoir une relation avec un élève ?! Même si on l'apprend un peu plus tard, ça reste un crime.

J'aurais voulu t'empêcher de vivre tout ça. Mais j'avais mes principes et je n'en dérogeais pas.
On doit tous faire nos propres choix, bons ou mauvais... Ce sont nos choix, pas ceux des autres. On peut les guider, les conseiller, mais les laisser libre de choisir eux-même. Je te l'ai dit il me semble... C'est ta vie, tu décides. Ce n'était pas à moi de te dire quoi faire et comment agir face à celle qui n'étais à ce moment que ta copine, enceinte de votre premier. J'essaye de ne pas regretter... Mais tu méritais tellement mieux que... Ca.

Je t'adore
Luc. Et j'ose espérer que tu ne doutes pas d'un détail. Je ne t'oublierais jamais.

Par Ayanah - Publié dans : Lettres Ouvertes
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 15:46
Allez, c'est parti.
Après avoir hésité et être revenue sur mon premier amour d'hébergeur de blogs et fournisseur de service, je gère mal l'absence de gestion des modules, d'affichage de catégorie, de clarté simplement.
Je reviens donc sur OB qui fût l'un des deux endroits où je me suis sentie aussi bien sur le premier à écrire, me confier.

Au menu de ce blog, comme à mon habitude même si vous ne me connaissez pas. Auto-analyse de ma p'tite tête, ressassement des souvenirs histoire d'être sûre de n'en oublier qu'un léger minimum, dissertation sur ma larvitude et bien d'autres choses aussi inintéressantes probablement pour de parfaits inconnus.

Ne pas s'étonner si d'un coup le blog se remplit... Je compte ramener des articles écrits par le passé.

Par Ayanah - Publié dans : En vrac
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