Me voilà en "meilleur état" qu'hier en rentrant. Mais bon, à mon sens, on commence pas l'apéro par le champagne avec des serveurs qui
remplissent les verres quand ils se diminuent, pour ensuite mettre des bouteilles d'un rosé toutes les 2 assiettes à l'entrée, pour en remettre sitôt qu'elles soient vides, pour finir par remplir
en douce les verres avec du rouge... Enfin chacun voit midi à sa porte (en double, selon).
Bref. Ce week-end fût donc "le mariage de ma cousine". Déjà, j'ai passé une semaine un peu mouvementée, j'ai cru que je faisais un début d'appendicite, avec des douleurs peu sympathiques, comme
si on m'enfonçait des aiguilles en presque continu, mais bien violemment. Au 3ème jour, j'avais décidé d'aller au médecin si ça continuait, mais comme ça devenait léger, j'ai laissé tomber.
A 15 minutes d'aller devant chez ma tante, une de mes chaussures a vu sa lanière se casser... Obligée en vitesse (merci maman !) de recoudre et coller la dite lanière, histoire que ça tienne...
C'est que j'ai qu'une paire de chaussures pour aller avec mes robes.
Le rafistolage fait, on a été au "point de rendez-vous" devant chez ma tante, où commençait déjà à être concentré quelques personnes. Majoritairement la belle-famille.
J'ai pu revoir Steph et Greluche (donc mon ex, qui a vécu chez moi plus d'un an et demi et Greluche, qui a vécu chez moi environ 9 mois). Au moment où nous étions devant chez ma tante, politesse
oblige, on s'est dit bonjour. Comme eux connaissaient encore moins de monde que nous, ils sont restés à coté, avec le blanc de circonstance.
Ca fait bizarre, de revoir ces personnes de la famille. Ceux qui sont encore en région parisienne. Ceux qu'on ne voit plus beaucoup depuis si longtemps.
Ces personnes, qui m'ont vue bébé. Cette tante, qui donnait de l'argent à sa petite soeur de 18 ans pour le lait du bébé parce que le compagnon dépensait tout l'argent en alcool et aux
jeux, plutôt que de s'occuper de sa compagne.
"Nounours", mon cousin de 2m sur 1m50 (enfin c'est une façon de parler), qui a dû me voir bébé, puis petite, puis à un peu plus de 20 ans, puis maintenant. J'ai un feeling avec lui, pourtant je
ne le connais pas plus que d'autres de mes cousins. Mais le coté nounours justement, le côté protecteur qui va avec quelqu'un qui a le profil du garde du corps... Et son coté extraverti, toujours
un mot pour rire, toujours envie de parler. Vraiment, un feeling avec lui, je l'adore, et je ne saurais même pas dire pourquoi. Je préfèrerais passer 10 fois plus de temps avec lui qu'avec mes
cousins "proches" avec lesquels j'ai grandi pendant mon adolescence.
Nounours est vraiment super.
On m'a accusée d'avoir trop bu (on = ma mère, après que mon frère lui ai raconté la soirée), parce que j'ai pleuré. Alors oui, je sais que maintenant que j'ai vieilli, j'ai l'alcool mauvais (mais
n'a t-on pas l'alcool mauvais quand on ne va pas bien "au fond de soi" ? Donc quand on dit "cette personne à l'alcool mauvais", on pourrait aussi se demander d'où vient le mal-être...).
Seulement, j'avais commencé à pleurer à cause de l'énervement (l'alcool n'ayant pas aidé à la maîtrise des émotions, je le reconnais), et ensuite, Nounours étant sur le balcon aussi, j'ai été lui
dire au revoir et il m'a câliné. Comment ne pas ouvrir les vannes alors... Comment ne pas pouvoir se libérer dans des bras qui nous enserre si peu souvent mais dont le réconfort est immédiat. Je
le vois vraiment une à deux fois par décennie. Et là, c'était pour la première fois pour un événement heureux. D'habitude, ce sont aux enterrements... Alors oui, mes émotions ont saturées,
seulement j'avais déjà envie de pleurer à l'idée de penser à "dire au revoir", et ça au début même de la cérémonie.
Mais donc, revenons un peu en arrière. La cérémonie du mariage a été célébrée à la mairie du village (nous fûmes d'ailleurs peinés d'apprendre que Madame la Maire s'est luxée l'épaule, mais se
fût gentil de nous prévenir que si elle faisait des mouvements bizarre, c'était contre son gré, qu'elle resterait assise plus qu'à l'accoutumée du fait de son problème d'épaule). Bien sûr, pour
un événement pareil qu'elle affectionne tant... Elle fait si souvent de mariages qu'elle lisait encore la feuille...
Sinon ça s'est bien passé, au niveau des signatures et autres. Enfin, personnellement, les mariages à la mairie, c'est pas trop mon truc. Je suis vieux jeu et j'ai été gardée étant petite par mon
"tonton", mon grand-père de coeur, qui était curé catholique. Donc côté mariage, on se doute facilement que j'ai un penchant pour la cérémonie religieuse. Quand j'étais petite, naïve et que je
pensais que la vie était devant moi et que tout irait bien, j'imaginais mon mariage à l'église, célébré par mon "tonton"... Qui a disparu peu quelques années avant l'an 2000).
Après la mairie, on a été dans une salle... Où les coupes de champagnes se remplissaient toutes seules... Surtout quand on posait le verre pour aller fumer, dehors. Se fût long, très long. Les
gens ne se connaissant que peu, ça formait des clans. J'ai noté, amusée, que Nounours venait fumer sa cigarette quand je sortais. M'est d'avis que si l'envie avait pris à quelqu'un de venir me
faire chier... Le quelqu'un l'aurait senti passer. Et j'ai beaucoup aimé ce sentiment d'être protégée. Il me faut le même que lui, sur le marché =) Lui c'est mon cousin, alors je sais qu'il a le
profil des nounours que j'aime beaucoup mais... S'mon cousin germain alors, garde du corps, c'est déjà pas mal x).
Au moment où j'ai pris une assiette pour me servir à manger...
[vous avez l'impression quand je raconte l'histoire que tout se passe très vite mais c'est faux... Avant la mairie, 30 minutes à attendre la mariée. 30 minutes la cérémonie à la mairie. 20
minutes à en partir. Un arrêt de 10 minutes chez moi pour que ma grand-mère sorte voir la mariée. 45 minutes pour aller à la salle. 2 heures d'apérochampagne. Puis, on monte d'un étage pour
"manger"].
Donc, au moment où j'ai pris une assiette pour me servir à manger, j'ai vu Steph, sans sa Greluche pour une fois (oui elle a greffé sa main à la sienne). Et c'est à ce moment-là, si je pouvais
revenir en arrière, où je me tairais simplement.
Parce que là, le voyant, seul de sucroît, je lui ai dit "Salut l'homme invisible". Comme il n'avait pas compris, j'ai dû expliquer "Ben on vous voit plus vraiment depuis quelques temps
(années...)". Et lui de me dire que c'est pareil, on vient pas chez eux non plus. Alors quand j'ai gentiment rappelé que la dernière fois qu'on les a vu c'était pour l'anniversaire de leur fils,
où mazette, on avait été chez eux (ça sans compter la fois où j'avais eu envie de passer les voir, et où j'ai dû attendre 1h dehors, qu'ils rentrent...), il a eu le culot de me dire que ça
dépendait des points de vue. Quel point de vue ? La dernière fois qu'on les a vu, c'est quand mes parents ont tenu compte du "reproche" de l'espacement de leur visite chez nous "on n'allait pas
assez chez eux". Ils y vont, et hop, fini. Ils ne viennent plus. Ben putain.
Et ça, cette chose qui n'aura duré que 20 secondes à tout casser -avant que Greluche accoure à sa main-, ça m'a foutu la soirée en l'air. Je m'énerve encore quand j'y pense. Deux beaux connards,
ingrats, inconscients de ce qui a été fait pour eux, mais inconscient aussi de leurs attitudes.
Dire qu'ils sont à deux doigts, DEUX DOIGTS, de racheter la maison de ma tante. Ca me donne aussi envie de pleurer.
Du coup, j'ai mangé comme un oiseau (bu comme un trou ? Il parait), et j'ai sympathisé avec la copine de mon cousin, avec qui on avait été elle et moi dans le même collège. On a passé la soirée
ensemble, assises à boire, dehors à fumer. Nounours venait aussi, malgré le fait que le placement des tables fût complètement nul à souhait. Oh, j'étais placée près de la table "des jeunes" (mon
cousin, mon frère, ses potes/copines), et de l'autre coté, c'était les grands-parents du marié. Super. Et mon papa assis en face de moi, seul et désespéré parce que ma mère n'avait pas pu venir.
On n'aurait pas pu mieux faire si ça avait été de la vacherie.
Oui, j'ai l'alcool mauvais. Quand les conditions sont mauvaises. Etre entérinée là, avec mon pauvre papa abandonné... Plutôt que de nous laisser nous mettre à coté de ceux de ma famille
maternelle qu'on connait un minimum et avec qui il aurait pu au moins discuter... Plutôt que de rester assis pendant des heures...
Parce que le repas a duré des heures. D'un coup il était 2h30 (heure où on est parti) mais le fromage venait à peine d'être commencé, et la mariée faisait son truc avec sa jarretière... On n'aura
même pas vu la pièce montée, du coup. Mais bon, un truc qui commence à 16h, où tu manges à 21h30, et où à minuit t'as pas encore vu la couleur du plat principal (d'ailleurs j'ignore même ce qu'on
aurait dû manger), bah... Je trouve ça bien long pour un mariage, le coté repas... Y'avait un peu de danse, mais rien à voir avec une danse "de fête". Mazette, c'est un mariage, les gens doivent
danser, s'amuser... Pas faire que manger ou attendre la suite du repas. Ou alors ils dansent à 5h30 du matin ?
Enfin bon, le mariage en lui-même boarf. Je suis contente pour ma cousine, elle a eu l'air ravie de son mariage quand même. Mais pour tous les points de détails, faut pas s'attarder dessus. Ni
même s'attarder sur la faute de "Tous nos voeux de bohneur (etc)" que diffusait un panneau défilant. J'ai grincé des dents quand j'ai vu la faute, j'ai essayé de me retenir ensuite, mais j'ai
fini par montrer la faute à quelques personnes.
Mais je reste quand même contente d'avoir passé ce moment. D'avoir pu revoir ces membres de la famille qui cherchait mon contact, des nouvelles, qui venaient parler.
Je regrette juste de ne pas avoir réussi à gérer mes émotions jusqu'à la fin. Venant de raconter à Jessica mon ressenti sur Greluche et Steph, sachant que j'allais devoir dire au revoir à
Nounours que je guettais du coin de l'oeil, j'ai craqué. Pour d'autres personnes, ça a dû paraître démesuré... Peut-être même pour Nounours lui-même, j'en sais rien. Mais non, à ce moment-là,
pleurer, c'est la seule chose que j'ai pu faire.
J'avais de la rancoeur vis à vis de Steph et Greluche. J'étais en colère. Maintenant, l'évolution continue. Maintenant, c'est de la haine. Et chez moi, il est des sentiments qui jamais ne
disparaissent. La haine, c'est le dernier stade de l'évolution d'un sentiment.
Puisque la "dernière chance" de réparer ça, ça serait qu'il passe (sans sa pute... Oups, c'est moi qui ait écrit ça ?) et qu'enfin on parle vraiment de ces non visites.
Ou sinon, je finirais par demander à Céline si elle a choisi elle-même le prénom Emilie ou si Stéphane a eu carte blanche. Parce que oui, je reste encore perplexe quant à ce prénom.
Je veux pas de ces personnes comme voisins.
Visiteurs égarés