Lundi 1 septembre 2008
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Quelle immense vide que de voir la maison ainsi. Vide de vie, de petites qui courent partout. Vide de tout.
Des fois, j'ai le sentiment qu'elles m'apportent ce que je n'aurais probablement jamais. Bref, elles sont parties pour bientôt commencer leurs rentrées scolaires, et nous bah, retour à la vie
normale...
Et quelle normalité en ce moment. Ma grand-mère est devenu un hématome sur pattes. Elle en a un à la jambe droite, un immense bleu, avec une cloque, qu'il ne fallait surtout pas laisser percer,
puisqu'elle est sous anti-coagulant, ça ne s'arrêterait plus de saigner et ça serait la misère à guérir. Ca, ça venait du médecin remplaçant de "Son Médecin" à elle. Alors la veille de l'arrivée
de Son Médecin à elle, comme par magie, la cloque s'est ouverte. Son Médecin approuvait de plus que ce soit ouvert (charlot va).
2 jours plus tard, ma grand-mère tombe après avoir marché un peu. Elle a dû tomber quand elle s'est rendue compte qu'elle venait de marcher sans sa canne. Résultat, elle s'est ouvert le bras,
d'ailleurs c'était franchement pas beau à voir, le "sous sa peau", et en prime, s'est explosé le genou avec un hématome plutôt impressionnant (le premier sur la jambe droite l'était déjà mais
celui-ci sur la jambe gauche, pire).
Elle a des examens à passer mardi, une echographie pour faire je sais pas quoi. Mais faut rajouter qu'elle a la dhiarrée, version carabinée. Qu'il faut qu'elle ait le temps d'arriver aux
toilettes, de se placer et tout... Super parfum jusque dans la cuisine, et ma grand-mère coincée aux toilettes pour moults soucis.
Elle me fait penser à mon "grand-père" de coeur, qui, vers ce que l'on appelle fatidiquement la fin, en était arrivé à ne plus pouvoir se déplacer.
Ma grand-mère se laisse aller, ça se ressent, il ne combat plus le 50% de guérison faite par le malade. Elle a baissé les bras.
Elle qui avait toujours eu du courage pour tout, de la volonté et de la force.
Et quels sentiments ressent-elle elle, quand elle est coincée aux toilettes et qu'elle a besoin d'aide. Elle doit être au plus bas mental, puisqu'elle n'est pas sénile, elle sait donc bien que
l'aide qu'elle demande, en temps normal, "ça ne serait pas normal". Que ma mère aille aider à l'essuyer, que mon père lave le sol ensuite.
Elle me fait penser à tonton par moment. Même si cette image me fait plaisir, de pouvoir de ce fait me rappeler de lui sur des choses que j'aurais oubliée, ça m'attriste beaucoup plus que ça ne
me fasse plaisir. Quand mon "grand-père" de coeur en était arrivé à ce stade...
Je veux garder ma grand-mère encore longtemps. Faut qu'elle se batte. Vais lui donner du lion à manger...
Par Ayanah
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Publié dans : Au présent
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