Il y a fort longtemps que j'ai occupé mes journées à autre chose qu'à écrire, quoique n'ayant pas grand chose à faire de plus utile...
On a fini tous les travaux et autres finitions visés lors de ces "premiers travaux" que nous avions entrepris du grenier jusqu'au rez-de-chaussée, à la porte de la cuisine. La suite était mise en
pause, le temps que les finances suivent.
Et de fil en aiguille, les choses à écrire sur mon blog m'ont semblées encore plus "inutiles" qu'à l'accoutumée. Ou je me disais "faudra que j'y pense" quand je trouvais enfin un détail à
marquer, mais je reportais.
Toutefois, aujourd'hui, enfin pour le lundi 13 janvier 2009, je reviens ici, juste pour me vider la tête. J'imagine que les rares lecteurs que j'avais ont depuis belle lurette trouvé d'autres
textes à lire, d'autres vies à effleurer, d'autres... Tout. Puis ce n'est pas pour le peu intéressant que j'avais que bon.
Donc, je viens écrire pour moi, pour me vider un peu, tout ça en finissant un fond d'apéro. Ca devait me servir à moins penser (tout ça dans la limite du raisonnable l'apéro) mais ça a raté. Tout
au plus, je me sens léthargique, sauf que je l'étais déjà avant.
Je ne prévois pas de lire cet article dans un avenir proche, ou lointain. D'ailleurs, j'aimerais que cet article n'existe jamais, du moins, que je n'ai jamais eu à l'écrire.
J'ai essayé de faire un effort sur les temps de mes verbes. Par moment, j'ai corrigé le présent en passé mais j'ai peut-être raté certains endroits, pardon pour la compréhension douloureuse
selon.
Coup de téléphone ce matin, 6h24. J'étais déjà réveillée, j'avais fait une belle nuit, dans une pièce chauffée (c'est un luxe en ce moment vu les pannes qu'on a (incendie de cheminée sans dégats
(qui fait que l'assurance refuse de prendre en charge le contre fumigène obligatoire à faire par le ramoneur sans quoi on ne peut pas rallumer le bois), pas de mazout dans la cuve donc 10 jours
sans aucun chauffage en décembre, jusqu'au 20 (par chance on a donc pu avoir un Noël à peu près chauffé), panne de la chaudière en fin de semaine dernière et ça vient d'être réparé aujourd'hui,
donc refroid).
Le téléphone sonne donc. Mon père venait de partir depuis une petite demi-heure pour aller travailler. Sur le départ, il était déjà revenu une fois, puisqu'il avait oublié les affaires à apporter
à ma grand-mère, qui était hospitalisée depuis... Le jour du "feu de cheminée sans dégât qui n'est pas reconnu comme étant un sinistre puisque pas de dégâts".
Un homme demande s'il est bien à la maison des (nous). il demande à parler à Jean-Pierre (mon père). J'indique donc qu'il n'est pas là, qu'il est parti au travail. L'interlocuteur insiste, il
veut lui parler. Je précise donc que c'est sa fille et que selon, je peux voir à le joindre au travail si c'est important. Mais quand même, je prends le temps de lui demander qui il est (sur un
ton qui sous-entend "pour appeler à cette heure ?"), sur quoi il me répond qu'il est médecin à l'hôpital. Un banal "ah d'accord" sort de ma bouche pendant que mes mains farfouillent pour trouver
la feuille où on a écrit tous les numéros de téléphone, dont celui du poste de mon père.
Juste histoire de meubler je demande "Mais ça va à l'hôpital ?" (enfin qu'on se comprenne, c'est peut-être égoïste mais je ne demandais pas l'état de santé de tout l'institut, seul ma grand-mère
m'intéressait).
Et là, il va me falloir un moment pour m'en remettre, j'entends par le combiné (on se demande bien de quel autre endroit j'aurais pu l'entendre en fait) :
- Non ça ne va pas. Je voulais juste lui dire que sa mère est décédée.
- Pardon ?
- Sa mère est décédée.
- ...
- ...
- Mais qu'est ce qui c'est passé ?
- Elle avait du mal à respirer, elle a commencé à décompenser, on lui a donné du lasilix mais (etc j'ai oublié la suite) elle est décédée.
- D'accord... Merci.
- Au revoir
Et tac, il raccroche, sans plus de forme. Il a complètement occulté le fait que "la mère de mon père puisque je suis la fille de mon père, c'est en toute logique ma grand-mère", m'a sorti ça
comme si c'était un démarcheur banal et très matinal (ce que je croyais quand j'ai décroché et que ce n'était pas mon père au téléphone).
Ensuite, j'étais là. Stoïque, dans ma chambre. J'étais devenue un peu comme une machine, une machine qui ne pense plus très cohérent. J'avais des pensées, mais j'ai tout oublié. Je me souviens
juste m'être passée la conversation plusieurs fois dans la tête, pour essayer de percuter, en faisant résonner le "Elle est décédée" et le "Je voulais juste lui dire que sa mère est décédée", un
peu comme s'il me disait que son poisson était frais.
J'aurais pu avoir n'importe quel âge. C'était l'heure où tout lycéen qui ne vit pas à 5 pâtés de maisons de son bahut est debout, déjeune et va se préparer pour prendre le bus (le mien était à
7h05 à l'époque). Je n'ai pas du tout la voix d'une femme, encore moins mâture, je sais que j'ai le physique d'une très jeune femme (p'tet une ride d'expression soucieuse qui me trahit mais bon)
et que ma voix... Restera indéfiniment comme ça, donc une voix très fine comme une ado. J'aurais pu avoir n'importe quel âge ce matin, quand je l'ai eu au téléphone. Le gars m'a lâché une bombe
sans savoir à qui il parlait, j'aurais pu avoir n'importe quel âge.
Je sais qu'il n'y a aucune "bonne formule" pour annoncer ça, qu'à partir du moment où j'ai demandé si ça allait, il devait trouver une façon de le dire... Mais il y avait mieux à dire... Au moins
respecter le fait qu'il ne parlait pas que de la mère de mon père, mais bien de ma grand-mère. Utiliser une broderie comme "Je ne sais pas comment le dire" ou "il y a eu un accident" ou quelque
chose.
Déjà que j'estime l'arrêt des antidépresseurs comme frôlant l'état de faute. Normalement, ce n'est pas un traitement à vie, ça se change, se corrige, s'adapte, se stoppe un peu... Quelques jours
après son entrée, on avait demandé à l'infirmière s'ils lui donnaient encore, elle n'en savait rien. Elle a regardé le dossier, a dit qu'ils en donnaient, a réécrit qu'il fallait. Samedi, la
dernière fois où je l'ai vue, elle parlait de mourir, d'avaler tous les cachets qu'elle pourrait trouver, de partir... J'ai redemandé à ma mère s'il lui donnait encore ses antidépresseurs, chose
qu'elle s'est empressée, dimanche, de demander à l'infirmière qu'elle a trouvé. Pour réponse elle a eu un "Mais elle n'en a pas besoin, elle va bien". Hein ? Forcément les gens sous
antidépresseurs ont l'air d'aller bien, c'est pour ça que ça sert ces cachets.
Quand ma mère lui a détaillé dans quel état on l'avait trouvée la veille et dans quel état elle les avaient reçu à date (en pleurs), elle s'est dit qu'elle jouait la comédie quand elle voyait les
infirmières, à être trop gentille, à ne jamais vouloir les déranger. Elle ne prenait plus ses antidépresseurs depuis une semaine, forcément elle en revient à ses envies de suicides, qu'elle avait
déjà quand j'étais gamine.
Ils ne lui donnaient plus non plus un cachet pour le coeur. Apparemment, ça n'aurait rien changé au fait qu'elle ait décompensé. Un médecin me l'aurait dit, je ne l'aurais pas cru. Ma mère me l'a
dit, je l'ai crue elle. Il n'en reste pas moins que pour moi, l'hôpital a merdé. Que le généraliste charlatan a merdé depuis longtemps.
On avait appelé le remplaçant, le jour de l'hospitalisation. Il l'avait envoyée, confiant, en lui disant qu'il valait mieux maintenant sans "urgence" (mis à part le fait qu'elle ait stocké 10kgs
d'eau dans le corps) qu'en urgence pendant les fêtes... Qu'elle sortirait probablement avant. Le remplaçant, lui, à sa façon, a tout fait. Il a essayé de faire en sorte qu'elle soit là pour les
fêtes, il a vu son état. Il l'a regardée. Le généraliste, le médecin traitant donc, lui... tant que les analyses de sang étaient bonnes, il se foutait de l'état dans lequel elle était
physiquement. Les 10kgs d'eau, qu'elle avait perdu à l'hôpital ensuite, il les a vu.
Qu'est ce qu'elle était fière dans sa chambre ma mamie, à remonter sa robe de chambre et un bout de sa chemise de nuit, pour montrer ses jambes redevenues sveltes.
Ma grand-mère est partie. C'est surréaliste. C'est juste incroyable. C'est juste pas possible.
Le samedi, dernière fois où je l'ai vue, après sa "crise" de vouloir se suicider, elle m'a donnée mon enveloppe.
- Tes étrennes.
Avec son accent normand qui ressortait à chaque petit "r" prononcé.
Quand elle me l'a tendue, peu de temps avant qu'on se dise *au revoir*, elle m'a dit :
- C'est pas parce que je râle que je ne t'aime pas
Ce à quoi j'ai répondu :
- C'est pas parce que j'ai râlé que je ne t'aime pas non plus, c'est le contraire.
Puis on s'est fait un calin. C'est ce que je garderais en tête, parce que j'ai la chance d'avoir eu un beau moment pour la dernière fois, même si juste avant, ce n'était pas très gai.
J'espère qu'elle a rejoint mon "grand-père" de coeur, mon *tonton*, et mes chiens et mes chats. Et ma perruche verte, et la bleue. Et ma prof de CM1 qu'ils ont tous deux bien connue. Tout le
monde déjà parti trop tôt, dont 2 de ses enfants.
Elle ne râlera plus après rien. Ne me demandera plus si j'ai pensé à nourrir mes oiseaux. Ne me dira plus comme je suis jolie sitôt que je m'habillais un poil mieux ou que je me maquillais. Elle
ne verra pas non plus si je réussis ma vie, si j'ai des enfants. J'avais toujours cru, petite, que mon "grand-père de coeur" ferait l'office à mon mariage (il était curé, ma grand-mère
était sa gouvernante en fait, du coup pour une bambine comme moi, il était devenu mon grand-père) tout comme j'avais toujours cru qu'elle verrait au moins un de mes enfants parce qu'elle disait
haut et fort qu'elle ne partirait pas avant ça.
En fait, dans le temps, elle n'aimait que les garçons. Le favoritisme par excellence. A la base, je n'avais le droit à rien, il n'y en avait que pour mon frère. Tant et si bien que c''était lui,
en course, qui demandait qu'on m'achète aussi un cadeau, une surprise, quelque chose.
J'ai eu le "droit" à plein de (pas très chouettes) choses à l'époque où ma grand-mère n'en avait que pour les garçons. Des choses qui font sourire maintenant avec le recul. La page arrachée dans
le cahier de brouillon pour que j'écrive mieux. Le nettoyage des mains au spontex pour le *pire du pire* (mais j'avais une maladie sur les mains déclenchée par le stress aussi donc conflit de
génération, un peu comme ma mère peut se tromper sur certaines choses, ma grand-mère devait penser bien faire, selon pourquoi elle me lavait les mains avec ça).
Un jour, ma mamie est tombée d'une marche. Une seule, la dernière des escaliers. Fracture ouverte de la jambe, plâtre et compagnie. Et j'ai tellement pleuré pour être avec elle, pour m'en
occuper, dormir avec elle (pour si elle avait soif et voulait un verre d'eau) qu'elle s'est pris un retour de bâton. La fille, alors que pourtant elle préférait les garçons, s'occupait d'elle,
malgré toute les vilainies. Depuis ce jour, j'ai toujours été bénie. On a été mis à pied d'égalité avec mon frère, mais elle s'est sentie naître quelque chose pour moi. Une chose en fait
indescriptible. Chaque maladie, chaque départ à l'hôpital, que ce soit avec l'ambulance ou par voiture, on entendait cette phrase :
- Où est ma petite-fille ?
La fois l'an dernier où elle a fait un malaise dans la salle à manger, je la soutenais à son siège, malgré ses 90kgs à l'époque contre mes 45. On a pu entendre toute l'année "ma petite fille,
qu'est ce qu'elle est forte !" (en fait, question d'équilibrage de poids, j'accentuais ma "force" avec mes pieds contre sa chaise mais bon =)).
Fini les "Je pourrais avoir un lait chaud ?" en pleine nuit (avec du miel dedans), plus de ronflements quand elle dort enfin à peu près paisiblement. Terminé la musique mythique des feux de
l'amour l'après-midi (de toute façon, je pourrais pas entendre cette musique pour le moment, depuis que j'ai 8 ans elle regardait ce soap). J'ai coupé la télé avant que ça ne commence cette
après-midi.
On part vendredi après la mise en (je sais pas l'écrire donc je le fais phonétiquement) bière (j'doute que ça s'écrive ainsi mais bon, qui s'en soucie ?). Personnellement, je n'y assisterais pas,
j'ai assez d'imagination pour imaginer des tas de choses. Elle, seule de mardi à vendredi, entre autre. Ou dans une voiture dans son cercueil (choisi par ma mère avec plein d'amour et de larmes).
J'imagine l'état de ma tante aussi, ou de ma cousine, la mère des 5 filles. Elles en ont parlé ensemble aux 5 petites. L'aînée s'est enfermée dans sa chambre, ne voulant parler à plus personnes.
Les jumelles ont eu la matûrité d'esprit de ne trouver à dire que "Elle doit être mieux là où elle est" (avec le cancer de leur mère 2 ans avant, elles ont déjà forgé leur opinion sur les
hopitaux... "C'est pas bien on y va pour être guéri et on en ressort"... Donc d'avoir vu "Grand-Mamie" pendant une semaine à l'hôpital, il faut supposer que ça les a travaillées :/). Celle plus
âgée d'une an que les jumelles (la 3ème donc), un poil en avance question mental, fan de ses devoirs, a été inconsolable apparemment. On dit toujours que les plus "expressifs" sont ceux qui
"digèrent" le mieux (j'en fais pas partie donc). Elle je doute. On craint qu'elle ne soit traumatisée. Le jour où elles repartaient sur Paris, elle a refusé d'aller embrasser "Grand-Mamie".
Malgré le fait que (je sais plus qui) lui a dit "Allez, tu vas plus la revoir Grand-Mamie après" (sous-entendu "tu repars à 500km, tu vas pas la voir avant cet été). Mais non, le bisou d'au
revoir, elle n'a pas voulu (il faut savoir aussi que cette gamine, c'est celle qui vénère ma grand-mère, elle a toujours mangé "à coté d'elle", lui a toujours fait la causette, lui a montré tous
ses jouets. Là qu'elle était à l'hôpital, la gamine a mangé à la place de grand-mamie, pour lui garder son siège et tout... Le refus de faire le bisou tenait plus de l'impression qu'elle a de
l'hôpital et inconsciemment d'avoir eu conscience que sa mère pouvait disparaître à force d'y aller (faire sa chimio) que d'un état mal poilé).
On espère donc qu'elle a oublié ou oubliera vite ce passage... Elle est juste trop intelligente pour oublier ou ne pas y penser.
J'en parle et je me donne l'impression d'avoir l'impression de ne pas être touchée. Ca m'a pris toute la journée, par vague. Je crois encore que c'est suréaliste, malgré le fait que je porte son
bijou préféré autour du cou, mais les moments de "haute marée", c'est quand j'ai quelqu'un pour me refleter la réalité. Il suffit que je pense à quelqu'un. Mon petit frère, qui se trouve à
Bordeaux, à 1000km, seul dans son appartement, à cause de ses déplacements... Qui allait revenir à la maison dans moins de 2 mois définitivement.
La demi-heure ce matin, après que le gars m'ait donné "l'information"... Est-ce que je réveille ma mère alors qu'elle dormait bien pour lui dire alors que de toute façon "c'est fini"... Est-ce
que je ne la réveille pas mais va t-elle m'en vouloir de l'avoir laissé dormir alors qu'il y a tant de choses à penser (ou juste va t-elle m'en vouloir de l'avoir laissé dormir alors que j'avais
l'information et que forcément, j'étais déjà en deuil, ou j'allais réalisé, ou j''étais déjàa anéantie). Si j'appelle mon père en premier, ne risque t-il pas d'avoir un accident sur le retour du
travail ? Comment ma tante (soeur de mon père), qui est déjà inconsolable quand on se quitte sur un quai de gare va t-elle encaisser la nouvelle (elle a raccroché en fait la première fois) ?
Mon autre tante (soeur de ma mère) a prévenu ses enfants. Ma cousine, celle qui s'est mariée cet été et qui a de formidables photos d'elle en robe blanche et de ma (notre ?) grand-mère a fondu en
larmes pendant une heure (c'est aussi elle qui a la maladie de crown). Elle vit loin, est malade, était là récemment, mais n'a pas réussi à trouver assez de temps pour passer à l'hôpital. Elle
s'en veut à mort de ne pas avoir réussi à trouver 10 minutes pour y faire un saut... Pourtant, ses visites à la maison prouve qu'elle aime notre famille, malgré son absence donc, ma grand-mère
aurait pu être là, et ça (me ?) suffit largement. Et elle a fait une pause dans son mariage pour passer à la maison voir mamie, se faire prendre en photo avec son mari, sa mère et tout, puisque
ma grand-mère n'avait pas pu se déplacer (trop fatiguant). Pour moi du moins, tout montre son attachement.
Mon cousin, un de ses frères donc, qui est dans le coin, gère mal. Il aurait "pu" lui, il le vit très mal. Et il a un mauvais rapport avec les décès (qui n'en a pas...). A l'époque, quand mon
grand-père de coeur est décédé, tout ce qu'il avait trouvé à dire dans le bus (sous le choc sans doute) c'est "y'a une surprise qui t'attend". J'avais donc avec ma copine réfléchit à toutes les
surprises possibles (et irréalisables). Promettant de téléphoner pour lui dire en avant-première. Elle venait de perdre son oncle et voulait penser à autre chose (en fait elle avait dit au prof
qu'Elodie -nous avions des tables de 3 élèves et Elodie était la troisième- que cette dernière venait de perdre son parrain... J'avais dit au prof que Mélanie venait de perdre son oncle...), j'ai
donc "appris la surprise"... Mon grand-père était "parti" (quand mon père m'a dit ça j'avais juste dit "Hein ? Parti où ça ?" avant de comprendre à la tête de mon père...). Bref, mon cousin avait
lui, complètement oublié m'avoir dit qu'une surprise m'attendait. Le choc je suppose. Je lui en avais longtemps voulu et c'est un rerpoche tardif, des années plus tard, qui nous en a fait
reparler.
Là, il était inconsolable, de ne pas avoir été la voir à l'hopital, de ne pas l'avoir vu cette année.
J'ai mal au cou, mauvaise posture léthargique pour écrire probablement...
Je t'aime Mamie. Aucun mot ne saura en dire plus pour décrire tout ce que je ressens, face au bonheur que tu m'as apportée, face au vide que tu vas laisser.
Les pompes funèbres nous ont donné une enveloppe en soie pour y mettre ce qu'on voulait que tu emportes. La moitié de ce que tu portais, le médaillon "Je t'aime" d'un côté "Nadia Christophe" de
l'autre y est, avec les photos de tes 5 arrières petites filles. On y a aussi mis une photo du pépère, de boubouille, qui te fait plein de léchouilles. J'y ai mis une photo que j'ai retrouvé dans
ton tiroir, avec Tonton, Doudou toi et moi, j'espère qu'elle te fera plaisir. Je sais que tu ne voulais pas partir, mais la vie que tu aurais pu avoir en sortant de l'hôpital, avec ces
changements, ces nouveaux appareils, on sait, et toi aussi, que ça ne t'aurait rendue malheureuse. Les Juju ont peut-être plus de mâturité que moi quand elles ont dit ça. J'aurais aimé que tu
sois encore là avec nous pour longtemps. C'est égoïste sans doute, mais tu allais si bien il y a encore une semaine. Je t'aime. Je n'arrive pas à y croire. Je ne veux pas. Comme pour Tonton, je
sais quand je réaliserais... Tu me manques déjà. Je t'aime.
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