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On cherche...

Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 11:33
Je n'ai pas encore trouvé de titre à ce que je vais écrire. C'est rare, de mémoire j'ai toujours écrit mes articles avec le titre en premier lieu.

J'ai voulu faire une sieste avant, je dors excessivement mal ces derniers temps. Pourtant je me couche tôt, 20h max... Mais je me lève tôt, 2h max Et si j'essaye de faire une sieste dans la journée, le simple fait de m'allonger me remplit d'une colère assez impressionnante. Résultat, plus moyen de dormir, je me relève, exténuée. Un proverbe à la gomme dit que quand on est fatigué, on dort. Il m'a toujours fait rire, depuis petite, et quelque part a été la cause de plusieurs insomnies... A me coucher en me disant ça et donc, à supposer que puisque je ne m'endormais pas, je n'étais pas fatiguée.

Pourtant, je suis épuisée. Il faut croire que le moral et le physique sont tellement dissociés que les 2 fatigues ne s'additionnent pas.

Il y a une phase "intéressante" quand j'essaye de m'endormir, celle où toutes mes pensées s'embrouillent, pointant des erreurs, fautes, regrets, et autres choses complètement inutiles, surtout si on cherche le calme et la tranquilité d'esprit pour... Ma foi, s'endormir. Je n'ai plus l'impression de contrôler ce que je pense, ça part dasn tous les sens, ça m'agace profondément. Je finis donc par me relever, furieuse, contre moi-même de surcroît. Pas étonnant qu'en moins de 2, j'étais plutôt accro aux somnifères de ma grand-mère. Prendre un cachet, attendre 20 minutes, se sentir doucement bien (voir des trucs bizarres, pour le premier cachet, avant son générique...), s'allonger, dormir et rêver. Car oui, les premiers soirs sous somnifères, je rêve (sous-entendu : je m'en rappelle le lendemain). Ces jours-là sont plus paisibles que d'autres, mais l'effet ne dure pas, ensuite je ne me rappelle plus avoir rêvé. Tiens, c'est assez marrant au final, je n'ai pas de rêve... Ni réveillée, ni endormie.

Au final, avec ces phases furieuses, je me rends compte que je n'ai pas conscience à 100% que ma vie passe. Que j'ai 28 ans, bientôt 29, que je n'ai rien dans ma vie, et surtout, que ce n'est pas près de changer. J'ai de brèves moments où quand j'y pense, je ressens que je comprends, mais ça passe et c'est comme si j'oubliais. Comme si au final, c'était juste inconcevable que j'ai cet âge, que je n'ai rien, et que rien ne m'ait vraiment gâtée jusqu'alors, sinon ma famille qui est l'unique chance que j'ai eu de ma vie.

Un proverbe dit que notre vie est ce que l'on en fait. Sous-entendu qu'il ne faut blâmer personne d'autre que soi pour ce que l'on a au final. Alors quelque part, oui, c'est sans doute vrai. Mais avec quelle force je peux en même temps blâmer ces suites d'événements, que ce soit mon conseiller d'orientation, mon orthodentiste, ma conseillère de mission locale, certains de mes profs au lycée, une société dans le Nord de la France qui m'a exploitée avec une carotte au bout d'une ficelle, blâmer des gens qui se sont prétendus des amis et qui ont pressés l'orange familiale jusqu'au dernier soupçon de jus, blâmer également un connard qui m'a arnaqué de plus de 1800€, ma voiture qui était bonne à vendre pour pièces/en l'état 1 an avant la fin du crédit, blâmer la délocalisation qui m'a volé le seul emploi que j'ai vraiment aimé... Toutes ces choses qu'on fait sans savoir que ça va mal tourner, mal finir, que c'est mauvais, ces choses qu'on écoute nous dire et qui laissent une trace dans l'esprit, qui rabaissent et qui nous maintiennent face contre sol.

J'ai toujours eu et ai toujours conscience que des gens, quelque part, connaissent pire, vivent pire, ont vécu ou vivront pire... Mais l'accumulation ça commence à faire beaucoup pour juste une famille. On nous a coupé le courant récemment, mon père a dû signer des chèques sans provision au gars, qui les lui a demandé, pour qu'on nous rétablisse du jus... ce qui veut dire que le mois prochain, on va se refaire couper, ce coup-ci sans aucune possibilité de le récupérer. On n'est donc pas si loin de perdre notre maison et donc de vivre d'autres formes de drames. Et ces interims qui répondent avec un ton suffisant qu'ils rappeleront quand ils auront quelque chose, qui ces personnes juste trop conscientes de la chance qu'elles ont d'avoir elles un emploi.

En avoir marre n'est pas une bonne tournure de phrase. Les limites sont repoussées, l'expression est trop faible. J'ai trouvé mon titre "Fatiguée" mais ça sonne trop dépressif, pas que je ne sois pas dans cette phase mais... C'est juste le brouillard dans ma tête. Pas mal de temps qu'on cherche comment s'en sortir, on n'a plus grand chose à vendre sur ebay et à moins d'y faire la mendicité je pense que j'ai fait le tour de ce que ce site pouvait m'apporter comme "aide". Il reste le loto... Mdr. Genre.

C'est fatiguant.
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Par Ayanah - Publié dans : En vrac
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