Partager l'article ! Histoire de cousin: Les gens sont cons, parfois. Souvent même, mais en général, on n'y apporte aucune importance. Sauf qu'il arrive que ç ...
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Les gens sont cons, parfois. Souvent même, mais en général, on n'y apporte aucune importance. Sauf qu'il arrive que ça nous touche.
Parce qu'ils mettent à jour quelque chose en le faisant passer pour une connerie.
Parce que ça nous fait du mal, que ça entache quelque chose de "beau".
Il y a un peu plus d'une semaine, j'ai été conviée à l'anniversaire d'un "petit cousin". De cette partie de la famille que je vois trop peu et dont certains me manquent. Sur FB, j'apprends à en connaître d'autres, et ils commencent à me manquer aussi. C'est plus fort que moi. Ca ne peut pas venir de ma mère, qui elle, a toujours eu du mal à se sentir proche d'eux, de part le fait d'être la cadette de toute la famille, d'avoir grandi parmi ses frères et soeur en ayant le même âge... que leurs enfants (elle a passé son enfance avec pour personne plus proche... Une nièce. Elles avaient le même âge, mais elle était "sa tante" =)).
Résultat, ma mère est très peu "famille" en mode large. Oh, elle l'est en famille proche, nous 4. Mais le reste, ses frères/soeurs, leurs enfants... elle a beaucou plus de mal. Si ce n'est pas un problème physique comme pour le mariage de ma cousine il y a 2 ans, c'est vraiment, financiers, ou juste l'envie qu'elle n'a pas, au final. S'ils disparaissaient, ça lui ferait beaucoup de peine, mais quelque part, psychologiquement, elle n'arrive pas à aller vers eux.
Je ne suis pas ainsi. Je suis aussi psychosée, mais différemment. J'ai une tante qui vivait à 6 maisons de chez moi, que j'ai peu vue. Ses enfants, dont un de ses fils, né 29 jours après moi, je les vois également peu. Mon cousin, je l'ai vu une partie de mon adolescence, mais j'ai fini par me mettre en reclue chez moi et on s'est distancés. Quant à son frère ainé ou sa p'tite soeur, on n'a jamais vraiment été proches.
Ce qui est bizarre, voire inexplicable pour beaucoup, c'est que je me sente proche d'un autre de mes cousins. Le genre de cousin que l'on a vu 3 fois dans sa vie... Je l'ai vu petite mais n'en garde pas souvenir... A l'invitation au mariage de ma cousine (qui vivait non loin), tout ce que j'avais en tête, c'est que j'allais pouvoir le revoir.
A l'invitation de l'anniversaire de mon p'tit cousin il y a une semaine, je savais que je reverrais ce cousin. C'est plus fort que moi, j'ai toujours la même réaction quand je sais que je serais au même endroit que lui. Je suis contente. Je suis gaie.
Bon. A ces mêmes soirées (mariage de ma cousine, anniv du p'tit cousin), j'ai bu. Plus au mariage, parce que je venais de me prendre la tête avec un ex et que j'ai eu l'alcool mauvais... Mais bon, je bois, ce n'est pas un secret. A l'anniversaire, j'y ai été dans l'optique de "je bois peu", et j'ai moins bu. J'avais juste pas tenu compte du fait d'avoir dormi 1h30 avant d'y aller, de ne pas avoir réussi à dormir dans la voiture et bref... Moins boire, l'estomac vide et sans avoir dormi, c'est pareil que boire beaucoup. Et j'ai eu l'alcool triste. Les 2 soirées s'étaient terminées de la même façon, mon cousin et moi, en retrait, à discuter, moi en pleurs. Parce que quand je bois, je pleure, c'est comme ça. Enfin, c'est un peu plus compliqué.
- Je pleure quand je parle de moi
- Si je bois, je parle de moi
- Je parle de moi, je pleure
Le fait de boire me vire toutes les barrières, du coup, j'ouvre enfin ma bouche pour parler de moi. Si je ne bois pas, tout est contré, tout reste en moi. Au final, en temps normal, eh bien, je ne parle pas de moi, pire, je ne parle presque pas. Sauf pour alimenter la conversation et que l'interlocuteur continue à parler, de lui. Sinon, je n'émets plus aucun son. J'ignore de quand ça date, mais c'est ancré maintenant.
Donc, avec ce cousin, c'est plus fort que moi. C'est comme si, avec lui, les barrières ne servaient à rien. Comme si d'origine, il n'était même important/utile/autre de boire quelques verres. C'est un bon buveur, je ne suis pas en reste mais j'ai perdu l'habitude mais bref.
Donc, oui, on s'isole, oui on discute. Oui au bout d'un moment à trop parler de moi, j'en deviens inconsolable, en pleurs. Qu'est ce que j'y peux ? Ca me fait tellement de bien de parler à quelqu'un, de lui parler à lui, surtout.
Je ne saurais pas expliquer "pourquoi". Peut-être parce qu'il est retourné vivre avec sa mère, peut-être parce qu'il ferait tout pour elle. Peut-être parce qu'il n'a jamais fait sa vie, que par conséquent il me comprend.
C'est vraiment et le cousin que je vois le moins souvent, et celui dont je me sens le plus proche.
Et voilà. J'ai appris suite à l'anniversaire de mon p'tit cousin, que des gens qu'on ne connaissait pas, ont cru qu'on était ensemble, lui et moi. Certains ont demandé la confirmation "ils sont vraiment cousins ?". Quoi ? On a rien eu de déplacé, rien de tendancieux, rien de douteux. On discutait. J'ai pleuré, il m'a réconfortée. le père de mon p'tit cousin est venu lui aussi, a discuté, a fait pareil. Rien de louche pour lui ? Pas de sous-entendu glauque ?
Allez, je veux bien essayer de comprendre pourquoi les gens ont pu croire des choses, vu de très loin. Encore que, je me demande bien d'où on a pu pondre ce genre de conneries puisqu'en général, on squattait des endroits où on ne pouvait pas nous voir... Ma tante m'a reprochée d'avoir été dans un coin sombre avec lui... Mon dieu ? Ce "coin sombre" où il faut croire qu'elle ou quelqu'un nous a vu... Juste après le mur, y'avait plein de gens ! De jeunes ! Entrain de fumer du shit, à l'abris des regards de la famille... Ah oui eux on ne les a pas vu, bien parce qu'on était devant, limite en éclaireurs.
Sérieusement. Des gens ont cru qu'il y avait quelque chose de louche entre mon cousin germain et moi. Ma tante est venue deux jours plus tard me dire que j'avais un comportement limite et que c'était mon cousin. J'ai beau me passer et repasser la soirée, je ne vois pas en quoi j'ai eu un "comportement" ?! Je pleure, il me réconforte, c'est douteux ?
Je crois que je préfère nettement me demander pourquoi ma tante, en voyant ce pseudo "comportement", n'est pas elle venue me demander ce que j'avais, ce qui se passait, pourquoi j'en était à ce niveau. Ca, je trouve ça grave, "douteux".
Effectivement, je trouve ça "douteux" qu'un cousin que je vois si peu accord tellement d'importance à mon bien-être, se doute qu'au cours de la soirée, cette "moi" qu'il a déjà vue ressortira et reste toujours dans les parages pour récupérer les morceaux et les recoller mais pourquoi ça ne serait pas ma tante qui m'a vue grandir qui viendrait à mon secours ?
Alors oui, je ne suis pas complètement stupide. Oui je sais que mon cousin a le "format" du type d'homme qui me plait en général. Mais c'est mon cousin GERMAIN, j'ai une éducation, aucune limite n'a jamais été franchie et je ne ressens rien de "bizarre" qui ne collerait pas à l'état de famille qu'on est supposé tous être. Pour lui c'est exactement la même chose, pour lui je suis une petite cousine de 28 ans mal dans sa peau, qui ne sait pas où elle en est et qui cache plutôt bien l'état psychologique réel où elle en est. Il n'est pas con, il sait, lui, à quel point je me sens mal à l'intérieur. Lui, il voit. Pourquoi serait-il le seul ? Moi ça m'alarme. Que mes proches proches, ceux qui vivent avec moi, mon père ma mère et mon frère, en soient aveugles, c'est normal. Mais les autres, qui me voient peu, devraient, eux, "mieux voir". Pourquoi est-ce un cousin qui ne m'a presque jamais vue qui "voit".
Alors ouais, je veux bien, des inconnus complets ont sans doute mal interprêter le fait qu'avec lui, je me sente tellement en confiance que je puisse "parler", parce qu'il a quelque part, quelque chose qui me fait penser à mon Ex par Excellence. C'est un Nounours, le grand format, le plus gentil format. J'ai une chance inouïe d'en avoir un comme ça dans MA famile, du type à qui je peux me confier et qui ne me fera jamais de mal, qui ne fera pas de choix qui me briseront, qui ne partira pas de ma vie du jour au lendemain. J'ai quelqu'un qui fait attention à moi, qui me protège du reste de ma famille, avec qui je peux parler de tout ce que je veux sans jamais être jugée. Ce qui est très loin d'être le cas avec ma tante. Et alors ? Je dois me retenir ? Ne pas profiter de sa présence, de son écoute, les rares fois où on se voit et que ce n'est pas un enterrement ? Merde alors.
Pour sûr, oui. J'ai beau l'adorer, si j'avais effectivement un compagnon dans ma vie pour partager toute cette noirceur, ça serait dans les conversations avec ce compagnon. J'ai personne, je dois tout garder pour moi ?
Sérieusement.
Des gens ont cru qu'il se passait quelque chose. Damn. Faut arrêter la télévision.
Je sais qu'en début de soirée, on a du mal à se parler, on n'a pas grand chose à se dire en fait. Enfin, on a les barrières de l'éducation qui font qu'on ne dérange pas quelqu'un avec nos problèmes. On boit un peu, et ensuite, on discute entre nous. Sûr que j'aimerais ne pas boire mais quand il est là, je sais que je peux enfin purger un peu tout ce que j'ai en tête. Je n'ai pas à en avoir honte. Pour moi ça n'a jamais été ambigüe mais c'est super dérangeant ce genre de commérages à la con. Maintenant, je sais que la prochaine fois, même dire bonjour, je me demanderais "qui nous regarde ? Qui va penser des trucs à la con ?".
Je n'ai rien demandé. Lui non plus. On ne s'est pas beaucoup vus, on est proche. Et après ?
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